SAUVAGES

Charlotte SZ et Julie P sont toutes deux plasticiennes à Bordeaux, elles ont en commun le travail du métal grand format mais pas seulement… Elles se rencontrent aux Vivres de l’art, pratiquent chacune de leur côté avant de se lier d’amitié et de décider d’un projet commun.
Cette exposition intitulée « Sauvages » rassemble des œuvres produites indépendamment par les deux artistes et une pièce commune réalisée en exclusivité pour le lieu.
L’exposition est un parcours à travers deux pratiques féminines de la sculpture qui se confrontent et se répondent au nom d’une intention commune.

La volonté de cette exposition est de travailler autour des parures féminines, trophées, totems et autres grigris qui accompagnent, ornent, codifient et singularisent les histoires de vies.
Signes d’appartenance et rituels ancestraux, les bijoux et les reliques véhiculent une énergie qui renvoie au lien spirituel qu’il peut y avoir entre un objet et son propriétaire, entre une époque et un objet, entre le temps et l’humain. Des parures et des trophées comme des exaltations de la vie, des négations du temps et du vieillissement, une intemporalité qui relie les âges et les cultures.

Il est ici question de fétiches qui confèrent un pouvoir particulier à celui qui les possède, de sculptures protectrices qui veillent sur les vivants ou les morts, de signes qui communiquent sur l’appartenance tribale, de langages qui renvoient à des souvenirs personnels et collectifs.

Cette exposition questionne les rituels et le spirituel à travers des formes plastiques contemporaines et ethniques, ainsi les trophées arborent des aspects résolument géométriques et les parures se déploient dans la démesure.
Le métal brut ou laqué côtoie le skaï, le bois, le coton ou encore le plastique. Le câble acier et la chaine s’accrochent dans l’architecture, les morceaux d’acier s’élèvent ou plongent dans l’espace.
Les œuvres regroupées pour cette exposition ont en commun un travail de la matière métallique proche de celui de la joaillerie. L’acier travaillé à grande échelle par deux artistes femmes revêt une apparente coquetterie mais n’en reste pas moins tranchant. Un matériau apprivoisé, transformé, maquillé, mélangé mais bel et bien présent dans les deux pratiques qui s’affrontent, « Sauvages ».